SCRUM : comprendre la vélocité d'équipe
Les KPI, Key Performance Indicators ou Indicateurs clés de performance, sont des éléments chiffrés qui permettent de mesurer la progression de l'équipe vers l'objectif.
Ils permettent de vérifier que l'équipe est toujours dans la bonne direction.
La vélocité est la quantité de travail réalisée par l'équipe durant un sprint.
Pour la calculer, on prendra le total des estimations des User Stories terminées durant le sprint.
Par exemple, ici 3 des 4 User Stories ont été réalisées durant le sprint.
On a donc une vélocité de 18 points
On compare ensuite ce chiffre à celui dont l'équipe s'était engagée en début de sprint.
On obtient ainsi le taux de succès de l'équipe pour ce sprint.
Ici, 85%.
Plus le taux de succès est élevé, plus on peut considérer que l'équipe est "prévisible".
Une équipe prévisible est une équipe qui arrive à réaliser ce qu'elle prévoit.
Ce qui est très précieux pour une entreprise.
Cela permet de savoir, avec plus de certitude, quand une fonctionnalité sera livrée.
Ce qui est bien sûr important pour le client lui-même, mais aussi pour les autres équipes, quand le projet implique de nombreuses dépendances.
Là où la vélocité est la plus pertinente, c'est surtout pour observer l'amélioration d'une équipe.
Le plus important est d'atteindre la plus grande prévisibilité possible.
Généralement, la prévisibilité est assez faible sur les premiers sprints, surtout si l'équipe n'a pas encore l'habitude de travailler ensemble.
Au fil des sprints, la vélocité de l'équipe se stabilise et la prévisibilité s'améliore.
La vélocité est donc intéressante pour suivre les performances d'une équipe, mais surtout pour mieux prédire sa capacité de travail.
Cette donnée est notamment intéressante pour l'équipe en elle-même et ne devrait pas être utilisée par les managers pour mettre la pression sur l'équipe.
Chaque équipe a sa propre façon de travailler, son propre contexte, sa propre maturité, sa propre technique d'estimation.
La vélocité ne doit donc pas être utilisée pour comparer plusieurs équipes entre elles.
Généralement, cela crispe les équipes, qui se sentent en compétition les unes contre les autres.
Et cela a tendance à améliorer artificiellement les indicateurs au prix d'une baisse de la qualité du travail fourni.