SCRUM : comprendre le burn up chart
À la différence du Burndown chart qui nous montre le travail restant, le Burn up chart va nous permettre d'observer le travail déjà effectué par l'équipe.
Le Burn up chart ne remplace pas le Burn down chart, mais le complète.
En ordonné, on aura donc le travail effectué.
Dans le Burndown chart, si on démarre à 500, plus on avance dans le temps, plus le travail restant diminue.
Dans notre exemple, on observe une stagnation au début, et au milieu.
L'équipe a finalement réussi à amener le travail restant à zéro.
Dans le Burnup chart, c'est différent, on a deux courbes.
En bleu, le nombre de points à accomplir. C'est l'objectif à atteindre.
En orange, le cumul des taches terminées. Plus l'équipe progresse, plus la courbe s'approche de l'objectif.
En observant le graphique, on voit des choses qu'on ne voyait pas avec le Burndown chart...
On voit que la courbe bleu augmente en début et en milieu de période.
Cela signifie que le périmètre du sprint a changé. C'est peut-être dû à l'ajout de fonctionnalités en cours de projet.
On a donc une information que le Burndown chart ne montrait pas : ce n'est pas l'équipe qui a stagné, mais le périmètre qui a évolué.
La stagnation de la courbe du Burndown chart est donc tout à fait normale !
Ces deux indicateurs sont donc complémentaires.
Une courbe de Burnup chart qui augmente, n'est pas mauvais signe.
C'est même le principe de l'agilité. L'équipe doit être agile et pouvoir s'adapter en cas d'évolution du périmètre d'un projet.
Si la courbe n'évolue jamais, cela peut même être sujet à questionnement.
Le Product Owner a-t-il pensé à tout dès le début ? Ou est-ce parce que l'environnement de travail n'est pas suffisamment agile ?
De la même façon, si une fonctionnalité est abandonnée en cours de route, on verra la courbe baisser.
En théorie, le périmètre ne doit pas beaucoup changer durant un sprint.
Quand un sprint a commencé, on essaie de ne pas trop toucher au sprint Backlog.
Le Burnup chart est donc peu utile durant un sprint.
C'est surtout au niveau du projet qu'il sera le plus utile. Pour observer son évolution.
Le Burnup chart peut même être partagé aux parties prenantes pour estimer la date de fin d'un projet.
Par exemple, on voit ici que les courbes ne se rejoignent pas parfaitement.
Cela laisser penser qu'il sera nécessaire de réduire le périmètre du projet, si on souhaite le terminer au sprint 10.
Ou bien, qu'un sprint 11 sera indispensable pour tout terminer.
Les parties prenantes doivent aussi en être les décisionnaires.
En revanche, le Burndown chart sera surtout utile durant un sprint, pour évaluer la progression vers l'objectif.
Il ne sera donc pas judicieux de le partager en dehors de l'équipe. Pendant un sprint, seule l'équipe doit décider de la manière dont elle gère son avancement.