Reconnaître la Cigogne blanche
Son nom scientifique est 'Ciconia ciconia', de la famille des Ciconiidés (ordre des Ciconiiformes)
À quoi je ressemble…
La Cigogne blanche est plus grande que le héron cendré avec un long cou et de longues pattes.
Le plumage de la tête et du corps est blanc.
Ses ailes sont blanches et noires.
Elle a le bec et les pattes rouges.
On reconnaît les juvéniles à leur bec sombre qui se teinte ensuite d'orange plus terne à la base avec la pointe foncée.
Mes chants, mes cris…
On entend principalement la Cigogne blanche lors de la reproduction lorsque les adultes au nid se saluent mutuellement.
Elle produit alors des claquements de becs, la tête renversée vers l'arrière, touchant le dos.
Comment je me comporte…
La Cigogne blanche est plutôt familière si on ne l'effraie pas. Elle niche souvent près des hommes.
Elle vole le cou tendu, les longues pattes dépassant la queue…
Souvent en cercle désorganisé, en hauteur.
On peut parfois la confondre avec le Pélican blanc, mais celui-ci vole le cou replié, les pattes ne dépassant pas de la queue et en cercle synchronisé.
Elle se rassemble en dortoirs pour la nuit. Souvent en hauteur, à l'abri des prédateurs.
Comment je me reproduis…
La Cigogne blanche installe son nid sur les toits, les poteaux électriques et parfois dans les arbres.
Son nid est fait de branchages, placé pour y accéder facilement au vol sans être gêné.
Il est réoccupé et rechargé chaque année par le couple et peut ainsi atteindre des dimensions et un poids importants.
En plumage nuptial, de longues plumes blanches apparaissent au niveau du cou.
Ce que je mange…
La Cigogne blanche se nourrit de grenouilles, de poissons et de petits mammifères.
Mais aussi d'insectes et de vers.
Elles se nourrissent souvent en groupe, lors des pauses migratoires ou en hiver.
Où me trouver…
On la trouve près des zones cultivées proches des cours d'eau (marais, terres inondées).
On observe une plus grande concentration d'individus à l'Est de l'Europe qu'à l'ouest.
Cela pourrait être lié à la pollution des zones humides et leur assèchement.
C'est une grande migratrice qui hiverne en Afrique tropicale et revient en Europe en avril.
Elle ne migre pas au-dessus de la mer par manque d'ascendance thermique et se concentre alors sur deux voies terrestres.
Ainsi, le passage migratoire par le Bosphore et le Gibraltar peut être impressionnant fin août.
Ces dernières années, une partie de la population européenne s'est sédentarisée par des hivers plus doux et la présence de nourriture dans les centres d'enfouissements biodégradables.
Elle peut vivre jusqu'à vingt-six ans.