Reconnaître le Butor étoilé
Son nom scientifique est 'Botaurus stellaris', de la famille des Ardéidés (ordre des Pélécaniformes)
À quoi je ressemble…
Le Butor étoilé est un peu plus petit que le héron cendré.
Il est trapu avec le cou épais rétracté dans les épaules.
Son plumage est dans des tons contrastés brun chamois.
Ses pattes sont courtes avec des doigts non palmés.
Ses yeux sont bas sur la tête, à la base du bec.
En regardant sous le bec, cela lui donne une vision binoculaire idéale pour évaluer les distances.
En vol, ses ailes sont assez larges.
On peut le confondre en vol avec une buse ou un hibou qui ont aussi un plumage brun contrasté par des zones plus claires.
Au sol, on peut le confondre avec le butor d'Amérique, mais celui-ci a le dessus plus uniforme, le dessous plus nettement rayé, un sourcil clair et le bec plus fin.
On rencontre très rarement le butor d'Amérique en Europe occidentale, généralement autour des mois d'octobre et novembre.
On peut le confondre aussi avec des juvéniles d'autres espèces comme chez le Blongios nain mais il est deux fois plus petit avec une zone alaire plus ou moins claire.
ou chez le Bihoreau gris, mais qui a des taches claires et le cou rentré.
Une fois mature, les confusions sont impossibles. Ici un Bihoreau gris adulte.
On rencontre ces deux espèces à la belle saison, car elles hivernent en Afrique. Ici un Blongios nain mâle adulte.
Chez le Butor étoilé, mâle et femelle sont semblables.
Les juvéniles ressemblent aux adultes, mais leur calotte et "moustache" sont plutôt brunes au lieu de noires.
Mes chants, mes cris…
On remarque davantage le Butor étoilé à ses cris, car il est souvent caché.
Son cri en vol "gréoh" isolé ou répété ressemble un peu au cri du goéland. On entend ces cris lors des vols nocturnes.
Son chant territorial "oump" s'entend comme une corne de brume loin, dans la nuit. Il répète de manière régulière ce son sourd.
Ce mugissement lent et profond s'entend de loin, à l'aube ou au crépuscule. Il s'entend comme une contrebasse derrière d'autres chants d'oiseaux.
Comment je me comporte…
Le butor étoilé est farouche et reste souvent caché dans les roseaux.
Quand il est dérangé, il a une attitude de camouflage, il étire cou et bec vers le ciel et reste immobile dans les roseaux.
Il peut rester ainsi plusieurs heures jusqu'à disparition du danger. Il suit l'inclinaison des roseaux poussés par le vent.
On le voit peu dans les airs. Il vole occasionnellement au printemps et en début d'automne.
En vol, ses coups d'ailes sont plus rapides que ceux du héron cendré. On remarque l'avant du corps lourd et des pattes saillantes.
Il est très agile dans la végétation flottante et peut s'agripper sur les roseaux grâce à ses longs doigts.
Comment je me reproduis…
Le Butor étoilé est polygame. Un mâle peut s'accoupler avec 5 femelles au cours d'une même saison.
En mars, au début de la période de reproduction, on peut entendre l'appel nuptial du mâle jusqu'à 3 km pour attirer une femelle et délimiter son territoire.
Son nid est constitué de roseaux secs, sous forme d'une plate-forme flottante arrimée à la roselière par des tiges.
Les poussins brun roux sont rarement visibles, toujours cachés dans les roselières.
La femelle les nourrit seule avec de la nourriture régurgitée au fond du nid.
Ce que je mange…
Le Butor étoilé se nourrit de poissons, grenouilles et insectes et rongeurs.
Il se nourrit dans les eaux peu profondes et pêche à l'affût.
Il marche lentement et reste souvent immobile avant de tendre le cou et de transpercer sa proie.
Ensuite, il la secoue plusieurs fois avant de l'avaler la tête la première.
Où me trouver…
Le Butor étoilé vit dans les zones humides, caché dans les roselières denses, parfaitement camouflé !
Il peut être sédentaire (comme en France, Espagne, Italie, Danemark).
Il peut être aussi migrateur. Les populations du nord et de l'est migrent vers le sud et l'ouest où l'eau ne gèle pas fréquemment en hiver.
Le Butor étoilé peut vivre jusqu'à 11 ans environ.